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Trauma et corps : pourquoi le corps se souvient… et pourquoi il ne suffit pas à lui seul

Quand le corps fait face à un trauma

Trauma et corps :
pourquoi le corps se souvient…
et pourquoi il ne suffit pas à lui seul

Une réflexion grand public sur le lien entre trauma, corps et accompagnement.

On entend de plus en plus cette phrase : « Le trauma est dans le corps ».

Cette idée n’est pas une mode. Elle s’appuie aujourd’hui sur des décennies de recherches en neurosciences, en psychologie clinique et en psychotraumatologie. Des auteurs comme Peter Levine ou Bessel van der Kolk ont largement contribué à montrer que, face à un événement traumatique, le corps réagit souvent avant les mots.

Mais que signifie réellement cette affirmation ? Et surtout : que peut faire le corps… et que ne peut-il pas faire ?

Quand le trauma dépasse les mots

Un trauma n’est pas seulement un souvenir douloureux. C’est une expérience de débordement, dans laquelle le système nerveux est submergé.

Face à un danger réel ou perçu, notre organisme active des réponses automatiques de survie :

  • Combat (Fight)
  • Fuite (Flight)
  • Figement (Freeze)
  • Dissociation

Lorsque ces réponses ne peuvent pas aller à leur terme, l’organisme reste en état d’alerte. C’est ce que l’on appelle une mémoire implicite : une mémoire qui ne passe pas par les mots, mais par les sensations et les réactions corporelles, souvent bloquées ou en attente d’un retraitement.

Pourquoi le corps est une porte d’entrée essentielle

Le corps joue un rôle central dans le trauma parce qu’il est :

  • le premier à percevoir le danger
  • le premier à réagir
  • souvent le dernier à se sentir en sécurité

Travailler avec le corps peut permettre de ralentir, de retrouver des limites, de revenir au présent et de soutenir la régulation émotionnelle.

Quand le corps fait face à un trauma

Ce que le travail corporel peut apporter… et ses limites

Les approches corporelles peuvent soutenir l’apaisement et la reconnexion à soi. Mais le corps, à lui seul, ne traite pas le trauma, en particulier lorsqu’il est complexe ou répété.

Sans cadre thérapeutique adapté, certaines approches corporelles peuvent même réactiver des vécus traumatiques chez certaines personnes.

Quelle place pour les approches corporelles non thérapeutiques ?

Les approches corporelles non thérapeutiques peuvent avoir une place précieuse lorsqu’elles sont pensées comme :

  • un soutien
  • un complément
  • un espace de reconnexion au corps

Elles ne se substituent pas à un accompagnement psychothérapeutique lorsque celui-ci est nécessaire.

En conclusion

Dire que le trauma est dans le corps est juste. Mais incomplet.

Le corps est une porte d’entrée, pas une baguette magique. Il ouvre, il soutient, il régule. La relation transforme.

Prendre soin du trauma, c’est prendre soin du corps, sans oublier la psyché ni le lien humain.

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